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La nouvelle France Gall a choisi Pleyel (Presse)

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Pas facile d’être la femme d’un grand de la musique.

Encore moins sa veuve.

Pourtant, après un concert retentissant à Bercy l’an dernier, une tournée qui n’en finit pas et, à nouveau, une scène parisienne à partir du 27 septembre, France Gall semble avoir tourné la page. Michel Berger est pourtant présent à chaque instant de sa vie : “Je lui dois tout”, dit-elle. Alors, elle accepte de parler de lui, d’eux. Tout en se souvenant que les seules confidences livrées par eux aux journalistes concernaient leur métier. “Qui d’autre que moi pourrait parler de lui ?” explique-t-elle, comme pour s’excuser de raconter aux médias ce que fut leur vie.

Mon truc, c’est la vérité, proclame France Gall. Elle a donc pris la décision de s’extérioriser, de parler de sa maladie. Le cancer du sein n’est pas une maladie honteuse. Il touche 10 % des femmes. Quand Michel est mort, j’ai d’abord pensé aux enfants : imaginer qu’ils puissent devenir orphelins était terrible. L’annonce de ma maladie a été insoutenable. Mais j’étais là. Et comme je déteste que l’on s’apitoie sur moi, je me suis battue. Et me suis raccrochée : à la musique, aux mots, au spectacle.

Malgré les réticences de ses enfants, qui craignaient qu’elle n’y arrive pas, elle a repris la scène. Elle reconnaît aujourd’hui que ce fut salutaire : En réussissant, je les ai rassurés.

La “poupée de cire” qui chantait Sacré Charlemagne avoue une surprise : son public a changé. Il s’est assagi. D’où, peut-être, des spectacles qu’elle veut plus intimistes. Le choix de la salle Pleyel, où l’on donne habituellement des concerts de musique classique, n’est pas un hasard. Veut-elle abandonner le show-biz pour le récital ?

Magazine : Le Figaro Magazine
Date : 10 Septembre 1994
Numéro : 15570

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