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France Gall, match nul entre la femme et la chanteuse

Que n'a-t-on pu lire, dire et écrire sur France Gall ! Qu'elle était mignonnette mais insignifiante, joliette mais inconsistante.

“Poupée de cire, poupée de son” Mais rien que ça ! Avec sa voix bizarre et nasillarde, elle est tout juste bonne à bercer sa “Barbie”.

France – Galles : match nul, zéro-zéro, zéro sur toute la ligne. »

Que n’a-t-on pu lire, dire et écrire sur France Gall ! Qu’elle était mignonnette mais insignifiante, joliette mais inconsistante. Qu’elle n’existait que grâce à l’auteur de ses jours – papa Gall est le parolier du tube à rallonges, « La Mamma », chantée par Charles Aznavour, et il a toujours encouragé et poussé sa fillette dans la jungle du spectacle – et – aux auteurs de ses chansons : Serge Gainsbourg avant-hier et Michel Berger aujourd’hui.

Eh bien ! non. France Gall existe bel et bien. Belle, et bien. Elle vit en France. Elle chante au Palais des Sports de Paris. Elle est épanouie, comblée, heureuse. Et elle cause. Et nous l’avons rencontrée.

Bien que les choses se soient déroulées dans l’ordre inverse, parlons d’abord du spectacle de France Gall avant de faire avec elle le point sur sa carrière et sa vie de femme.

« Tout pour la musique » – c’est le titre d’une chanson, d’un album et maintenant du spectacle – est vraiment tout en musique. L’orchestre qui accompagne France Gall, qui la porte parfois vers des sommets qu’elle-même ne pensait certainement pas pouvoir atteindre, est absolument impeccable. « Je soupçonne d’ailleurs les connaisseurs de venir pour eux », dit la chanteuse. Chaque musicien a sa demi-minute de gloire – lorsqu’apparaît son nom en lettres lumineuses et que « défile » son immense photo (il est assez rare de rendre un tel hommage à des musiciens : cela méritait d’être souligné) – et ce n’est que justice. Trois danseurs automates accompagnent de temps en temps et à bon escient la vedette. Trois choristes omniprésentes mais discrètes, malgré le gabarit de l’une d’elles, complètent harmonieusement l’ensemble. Et même la présence d’une dizaine de gosses sur scène pendant une chanson – ce qui aurait pu être « casse-gueule » – est heureuse. Enfin quand apparaît un funambule pendant une autre chanson, on … plane. Tout cela fait de « Tout pour la musique » un spectacle très agréable, qui a une énorme qualité : le don de sympathie.

Mais que dire de France Gall elle-même ! Tout en rythme et en cadence, elle vibre littéralement. Et elle communique sa joie de chanter à tous. Ce « petit bout de bonne femme » – il n’y a rien de péjoratif dans cette expression – a une présence et une énergie assez extraordinaires et dégage un rayonnement chaleureux et bienfaisant. Parfois, elle nous entraîne aux limites de la danse, parfois elle nous émeut sincèrement.

Après les roulades et roucoulades d’une Dalida, après l’« abattage » d’une Sylvie Vartan, après les moues de quelques fines bouches – il y en aura toujours – on se demandait, malgré tout, ce que ferait la petite France Gall dans ce périlleux exercice qui consiste à présenter sur scène un « one woman show ». Eh bien ! nous avons été plus qu’agréablement surpris ! Non seulement elle tient très bien la distance mais elle se défonce et « s’arrache les tripes », comme on dit dans le métier.

Le public aime ça et vient en masse pour vibrer avec elle. Après cinq semaines, à la porte de Versailles – par prudence ou par sagesse, aucune échéance précise n’avait été fixée – on estime que plus de 100.000 personnes, deux fois le Parc des Princes, seront venues crier : « Allez France ! » Et chaque soir, Gall aura gagné. Des rappels, des trépignements, des dizaines de briquets qu’on vide pour elle. Une véritable ovation.

Et même la critique parisienne, parfois si féroce, ne s’y est pas trompée. Jacqueline Cartier fut une des plus enthousiastes : « Ce n’est pas un récital. C’est un « musical », richissime quant à l’orchestration et généreux quant à l’inspiration … Cette chaleur humaine passant dans les mots et les notes, France Gall la transmet avec simplicité, je dirais modestie : elle se fond avec son groupe, fait corps avec ses musiciens. Sa voix se fait instrument auquel répond un déchirant trombone ou un saxo passionné. La mise en scène ne se veut pas spectaculaire mais efficace avec la mouvance d’un décor de lumières et des niveaux différents qui font que, mine de rien, aucun effet ne se répète, et que l’ensemble tourne rond comme un bon moteur. On arrive à la fin du voyage sans problèmes et avec regret.»

Spectacle dense, « Tout pour la musique » est plein de la « présence » – ce don magique de quelques grands artistes – de France Gall. Mais il est aussi plein d’une absence. L’absence d’un homme … omniprésent : Michel Berger, le mari, l’ami, l’auteur-compositeur. A part les paroles de « Au secours, j’ai besoin d’amour », un extrait de l’opéra « Starmania », dont le livret était signé Luc Plamondon, les vingt-cinq ou vingt-six chansons qu’interprète France Gall sont toutes de Michel Berger. Paroles et musique.

Entre deux chansons bien balancées, il y a quelques très beaux textes, notamment parmi les chansons du dernier album. Des textes qui disent l’amour sous toutes ses formes, l’amour de la vie, l’amour de la liberté.

Voici, par exemple, dans « Amor también » :

  • Y a des jours fragiles
  • Des soirées difficiles
  • Le monde est égoïste
  • Y a des journées tristes
  • Mais y a des matins fous
  • Où tout change tout d’un coup
  • Où la tête comprend tout
  • Le cœur se remet debout

Il y a aussi « Diego, libre dans sa tête » :

  • Derrière des barreaux
  • Pour quelques mots
  • Qu’il pensait si fort
  • Dehors, dehors il fait chaud
  • Des milliers d’oiseaux
  • S’envolent sans effort
  • Quel, quel est ce pays
  • Où frappe la nuit
  • La loi du plus fort
  • Diego, libre dans sa tête
  • Derrière sa fenêtre
  • S’endort peut-être
  • Et moi, moi qui danse ma vie
  • Qui chante et qui rit
  • Je pense à lui
  • Diego, libre dans sa tête
  • Derrière sa fenêtre
  • Déjà mort peut-être

Et enfin, bien sûr, « Résiste » :

  • Résiste
  • Prouve que tu existes
  • Cherche ton bonheur partout, va,
  • Refuse ce monde égoïste
  • Résiste
  • Suis ton cœur qui insiste
  • Ce monde n’est pas le tien,
  • Viens,
  • Bats-toi, signe et persiste.
  • Résiste.

A trente-quatre ans, avec ce spectacle au Palais des Sports à Paris, France Gall est épanouie, rayonnante de bonheur.

« C’est vrai : je suis tellement heureuse. Pour rien au monde, je n’aurais voulu rater ce rendez-vous important dans ma vie. Enfin, je me sens une femme libre, qui se bat pour réussir, une femme bien dans sa peau et maîtresse de son destin. J’ai fait ce spectacle parce que c’était le moment de faire quelque chose que je n’avais jamais fait. Parce que je voulais montrer aux autres que j’en étais capable, parce que je veux prouver que je ressemble enfin à ce que je chante aujourd’hui. Ce concert est le moment artistique le plus important de ma vie. C’est la carte la plus importante de toute ma carrière. Oh ! J’ai horreur de ce mot vieux ! Car c’est quelque chose que je n’aurais pas fait il y a dix ans. Ou que je rie pourrai plus faire dans vingt ans … C’est l’aboutissement de ce que je chante et vis depuis quatre ans. J’ai le trac, c’est vrai, mais il est moins fort que mon désir et ma volonté de chanter. Durant toutes ces semaines, je donne tout ce que j’ai en moi. Je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus par la suite. »

Un aboutissement, donc. D’une trajectoire que Georges-Marc Benamou a très bien analysée :

« Enfant chérie des sixties, France Gall a sauté les décennies. À califourchon. Et en se rattrapant parfois de justesse. Mais aujourd’hui, elle est « bien dans sa trentaine ». Les années 80 lui vont bien. 

Trop longtemps éloignée des scènes du music-hall, France Gall n’avait jamais jusqu’à présent été considérée comme une artiste « complète ». Alors, pour être une vraie vedette, à la hauteur de ses scores dans les palmarès, il fallait, lui a-t-on expliqué, qu’elle fasse un spectacle important. Sinon … sinon le succès eût été sans fondement réel. Et France Gall, un colosse de vinyle aux pieds bien fragiles.

Alors, elle a accepté. Elle a tout accepté : ces cauchemars qui ces temps-ci la rongent, de suivre un régime strict, de ne plus vraiment voir ses deux enfants, de quitter sa retraite dorée de Rueil et même de rencontrer ces quelques journalistes dont elle a si peur. D’ailleurs, quand on écoute France Gall distiller ses confidences et ses impressions avec spontanéité et prudence, on a l’impression que cette vie privée qu’elle sacrifie quelque peu, que cet environnement heureux qu’elle s’est constitué, ne sont qu’une condition du bonheur. Une condition nécessaire, mais pas suffisante. Épouse de Michel Berger, elle ne peut pas être seulement Madame Berger. Mère de deux enfants, elle est aujourd’hui comblée, elle à qui les médecins avaient dit qu’elle n’aurait jamais d’enfants.

« Cette idée me désespérait et c’est un bonheur auquel je n’arrive pas encore à croire, moi dont la vie a toujours tellement différé de celle des autres femmes. » Alors, devant cette force tranquille et déroutante du show-biz, au vu de tous ces sacrifices, on s’interroge. Et l’on se demande ce qui oblige cette femme « comblée » à prendre le risque important de ce spectacle démesuré. »

La trajectoire de France Gall fournit la réponse. En 1964, une adolescente blondinette, sage et rigolote, avec un brin de voix, fille d’une famille de musiciens, chante des chanson évocatrices et ambiguës, des chansons pour tous publics, écrites sur mesure par le compère Gainsbourg. A l’époque, elle sort un disque tous les trois mois, ce sont tous des tubes. On se souvient de « Baby Pop », mais aussi de « Poupée de cire, poupée de son », mais surtout des « Sucettes à l’anis », dont elle dit aujourd’hui, vaguement scandalisée : « A l’époque, je ne comprenais pas du tout le sens de cette chanson. Et d’ailleurs, à l’âge que j’avais, c’était tout à mon honneur. Vous savez, j’étais très sage et j’ai même vécu jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans chez mes parents. Ce sont mes copains qui venaient chez eux … »

Tous les publics accourent alors vers France. Pour eux, elle est, tour à tour, une adolescente yéyé, une fillette un peu perverse, une jeune fille romantique et éperdue … France Gall est un personnage national et tout irait pour le mieux s’il n’y avait pas chez elle, aussi, ce curieux « syndrome Marilyn » : « Il s’est passé à l’époque ce qui se passe toujours avec les gens qui démarrent trop tôt : je suis passée à côté de tout. Je n’avais vraiment pas d’amoureux ou, de passion, je ne voyais rien de la vraie vie … Car, vous savez, quand on fait ce métier-là, les gens ne s’approchent pas, ils ont peur de vous … Il y a une grande solitude … ».

1968. On refait les jeux. La jeunesse n’est pas accrochée à son électrophone ou au Golf Drouot mais ailleurs … France Gall décide alors de se séparer de ses auteurs et compositeurs, de « voler de mes propres ailes » car j’avais évolué. Les textes bébés ou cochons que l’on me proposait ne me correspondaient plus. J’avais évolué. Mais en changeant, je me suis magistralement cassé la figure … » Ainsi, après son dernier tube « Bébé requin », en 1969, France Gall va, comme la plupart de ses copains des années 60, rejoindre les anthologies. Oubliée la petite France !

Les années 1970 vont commencer sans elle. C’est pendant cette douloureuse traversée du désert qu’elle rencontre un chanteur connu. Ils s’aiment et vont vivre à la campagne. Cette fois, elle n’a plus du tout de succès mais elle a l’amour. Elle ne fait plus « peur ». L’ennui, c’est qu’il est déjà une très grosse vedette. Alors, par la force des choses, France reste dans l’ombre.

« Amoureuse mais étouffée, dit-elle, à propos de cette époque dont elle n’aime guère parler. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas mener une existence normale. Et j’avais terriblement peur de devenir une vieille ringarde ! »

Et puis un jour, au sortir d’une dépression nerveuse, vers 1973, elle a son attention attirée par un disque, « Attends-moi », interprété par un garçon à la voix de velours, un certain Michel Berger qu’elle avait dû croiser au temps de « Salut les copains ».

« Et alors, raconte-t-elle, j’ai voulu aller vers lui, vers cette mélodie, c’est la première fois de ma vie que j’avais envie d’aller vers quelqu’un. Je me suis dit : il faut que je le rencontre. Mais attention, c’était uniquement professionnel, car je n’étais pas disponible … »

Voilà donc le début de ce « conte de fées », un conte de fées où d’ailleurs on démêle difficilement ce qui est amoureux de ce qui est professionnel. Pudique et malheureuse, France va tenter des « approches musicales » que Michel va repousser. Mais il cédera finalement à la douce obstination de France.

En 1974, il lui fait sa « Déclaration », qu’elle ne cessera de chanter. Un immense succès. Cent mille disques vendus en un mois, plus encore qu’au sommet de sa gloire des sixties. Pour France, c’est un fracassant retour du pays de l’oubli.

« Je me suis sentie renaître. Les chansons de Michel m’allaient tellement bien. »

En 1976, enfin libre, elle épouse son « auteur Pygmalion ». Pour la première fois de sa vie, les deux conditions de son bonheur sont réunies : l’amour et le succès. Mais ce couple-là, aussi idyllique soit-il, est aussi un couple d’artistes. Et quand on demande à France, au détour d’une question, qui des deux « marche » le mieux, elle répond en riant : « Mais, c’est moi, bien sûr ! » Si on insiste, elle persiste : « Mais oui, voyons, j’ai la chance, moi, de pouvoir réunir tous les publics. Mais, au fond, ça n’a aucune importance car, vous savez, entre Michel et moi, il n’y a pas de rivalité ni de rapports de force. »

Cette « Lolita » devenue femme aime avoir du succès parce que c’est pour elle recevoir de l’amour.

Lorsqu’on parle encore avec France Gall de l’omniprésence de Michel Berger dans sa vie et dans sa carrière, elle ne se démonte pas. Ou plus.

« Pendant les répétitions à Londres, Michel était souvent là. Sa présence était discrète mais indispensable. Il me servait de repère, de guide. J’ai besoin de son aide, de ses conseils puisque je ne vois pas ce que je fais. J’ai totalement confiance en lui. Sur la scène du Palais des Sports, par contre, je suis seule, je suis moi. Il y a, bien sûr, son regard. Mais le regard de l’autre, n’est-ce pas important ? »

Malgré tout, ce sont encore ses mots que vous chantez …

« C’est vrai que ce ne sont pas mes mots, mais ce sont mes idées. Nous discutons beaucoup avant qu’il n’écrive pour moi. Nous avons des sensibilités très proches. »

Si France chante des chansons écrites et composées par Michel, c’est parce qu’elle se sent bien dans cet univers et dans cette musique. Et ça ne doit pas aller plus loin.

« Depuis que je suis avec Michel, plus personne ne m’envoie de chansons. On sait que j’ai tout ce qu’il faut ! »

Certaines chansons de Gainsbourg, avec des textes très forts, pourraient encore passer aujourd’hui ?

« Oui, je sais. Mais pour le moment, je ne chante que du Berger. »

Pour que tout soit bien clair, Michel ajoute d’ailleurs : « Dans la vie comme dans le métier, j’essaye de toutes mes forces de respecter l’individualité de France. Je veux qu’elle existe toute seule. Nous ne serons jamais le double, l’ombre l’un de l’autre. La collaboration idéale est comme celle qui pourrait exister entre deux peintres qui se montrent leurs toiles, qui s’admirent souvent, se critiquent parfois mais qui ne mélangent jamais leurs couleurs et qui ont chacun leur pinceau. »

« Un plus un n’égale pas un mais deux, si vous voyez ce que je veux dire, ajoute France Gall. Chacun son regard, chacun sa petite musique. Se mélanger, c’est se diminuer. »

Si France Gall et Michel Berger font la part des choses dans leurs vies professionnelles, ils la font encore plus dans leur vie privée. A part quelques shows télévisés, où on les vit ensemble, pas de photos bras dessus, bras dessous. Et surtout pas de photos avec leurs enfants.

« D’accord pour essayer de vieillir ensemble » disent-ils, en chœur, mais sûrement pas sur des couvertures de magazines ! Nous n’avons ni envie ni intérêt à jouer les couples modèles de la chanson française !

René Van Nedervelde : France Gall, le succès que vous remportez au Palais des Sports vous étonne-t-il ? Sur les affiches, on indique : « A partir du 7 janvier », mais il n’y a pas de date de clôture. Était-ce de la prudence ou de la fausse modestie ?

France Gall : Ni l’une ni l’autre. Disons plutôt : de la fausse prudence.

René Van Nedervelde : Vous jouez du saxophone sur scène …

France Gall : Vous auriez préféré que je joue du piano. Et debout, sans doute. Non. J’ai commencé il y a deux mois à prendre des cours de saxophone parce que je trouve que c’est un instrument superbe. Le seul problème, c’est que j’ai un mal fou à le tenir, c’est horriblement lourd !

René Van Nedervelde : Il y a une certaine violence dans votre spectacle ….

France Gall : Oui, mais c’est une violence douce.

René Van Nedervelde : Certains vous classent désormais comme « chanteuse engagée » …

France Gall : Disons qu’il y a des choses qui se passent autour de moi et dont j’ai envie de parler. Avec « Résiste », par exemple, j’ai eu envie de dire au public qui me suit : « Ne faites pas tout ce qu’on vous impose, qu’on vous demande. » Et, croyez-moi, cette chanson était écrite bien avant Sakharov et la Pologne. Ceci dit, je veux aussi que mon spectacle soit une détente, une récréation. Les gens viennent me voir. Il faut qu’ils soient heureux d’être là. Cependant, mon spectacle n’a rien d’un show de Broadway. Il est simple, sobre, moderne.

René Van Nedervelde : Après Paris, vous serez à Forest-National le 16. Où irez-vous ensuite ?

France Gall : Oh ! pas partout. Après Bruxelles, il y aura encore Genève, Nice, Bordeaux et Lille. Et puis, ce sera tout. Après cela, je vais m’effondrer, me terrer. J’aime bien avoir de longues périodes de calme pour me préserver du danger de ce métier. Danger de se donner trop à fond et de passer à côté de la vie. Et puis, j’ai pas mal de temps à rattraper avec mes enfants.

René Van Nedervelde : France va bientôt retrouver sa fille Pauline, trois ans, et le petit Raphaël, dix mois.

France Gall : Vous savez, je suis une mère très traditionnelle.

Magazine : Le Soir Illustré
Par René Van Nedervelde
Date : 4 février 1982
Numéro : 2589

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