Album : France Gall (Éponyme) 1976

France Gall est le premier album studio que Michel Berger a produit pour elle.
Les 3 principales radios de l'année 1976 diffusent sans cesse le titre "Comment lui dire" et l'album éponyme "France Gall" se vend à plus de 200.000 exemplaires.

1er album studio
6 janvier 1976

Les titres

L'album

1er extrait - La déclaration d'amour

2ème extrait - Comment lui dire

3ème extrait - Ce soir, je ne dors pas

France Gall est le premier album studio que Michel Berger a produit pour elle. Les 3 principales radios de l’année 1976 diffusent sans cesse le titre Comment lui dire et l’album éponyme France Gall se vend à plus de 200.000 exemplaires.

L’album sort le le 6 janvier 1976 (et non pas le 16 décembre 1975, date de parution de la version cassette*) et il est conçu en collaboration avec une équipe pop triée sur le volet : Gérard Kawczynski (guitare et coeurs), Claude Engel (guitare), Christian Padovan (basse et coeurs), André Sitbon (drums), Dino Latorre, Georges Rodi, Claude Germain (cordes) et Marc Chantereaux. Cet album compte aujourd’hui parmi son triangle d’or discographique !

France Gall : “On a pratiquement fait tout l’album à Paris et puis il y avait un blues (ndlr : Big Fat Mama) et le blues, les Anglais ou les Américains, c’est quand même plus leur musique que nous et on a essayé d’aller à Londres et ça ne s’est quand même pas formidablement bien passé non plus, c’est pour ça que, finalement, on a été à Toulouse… On y a été pour les chœurs, surtout, qui étaient vraiment réussis.

C’est au printemps 1973 que France entend, à la radio, une chanson qui la bouleverse : “Attends-moi” de Michel Berger : 

Attends-moi
Laisse le silence pénétrer en toi
Et quelle importance
Le temps qui s’écoule
Si tu comprends mieux …

Celui qui chante est un jeune auteur et compositeur surdoué qui, lui aussi, a débuté à l’âge de 15 ans (ce qui leur a valu à tous deux l’honneur d’être réunis – déjà ! – le 12 avril 1966, sur le plus célèbre poster de Salut les Copains, à quelques pas l’un de l’autre, mais sans qu’ils se soient adressé un mot ni un regard ce jour-là). Il y a dans les chansons de Michel une rythmique inconnue jusqu’alors en France, un son différent, une autre façon de faire balancer la musique sur des mots simples. Et puis, et surtout, une sensibilité rare. Malgré son jeune âge, Michel a compris, en effet, comment transformer la fragilité en force, les douleurs en beauté, le silence en musique. Sur son enfance, sur ce passé qui a fait de lui cet écorché vif, jamais il ne s’exprimera, sinon à travers ses chansons.

Pour France, c’est le choc : c’est avec lui qu’elle veut travailler ! Elle parle. Il l’écoute, et entend même ce qu’elle ne lui dit pas.

Six mois plus tard, il va lui offrir La déclaration, une chanson qu’il avait écrite pour lui en pensant à elle. Une chanson qui, surtout, la réconcilie avec elle-même. Un énorme succès aussi qui, dix ans après Charlemagne, lui permet, d’un seul coup, de revenir dans la lumière.

Quand je suis seule et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

“Michel était quelqu’un que je connaissais à peine et qui se mettait à raconter ma vie ! C’est aussi la première fois où je pouvais mesurer comment il me voyait.”

La suite sera encore un single, “pour faire patienter” dit France. Mais, aime-là est la chanson titre de ce single, avec en face B À votre avis, une des chansons préférées de France Gall. “Je téléphone à une amie / Pour qu’elle se penche sur ma vie / Est-ce que je l’aime à votre avis.”

France s’en souvient en ces termes : “Toutes ces question” qu’on se pose dans ce moment-là. Et ça c’était vraiment moi ! Alors ils n’ont l’air de rien ces petits singles, mais, en fait ils racontent tout !”

1975. Cette fois ils se sont “trouvés”, et c’est le premier album commun, France Gall, qui contient notamment la fameuse Déclaration. Un album qui comprend aussi Comment lui dire, Ce soir je ne dors pas ou Samba mambo.
“C’est mon premier album ! C’est un truc énorme pour moi ! Mais, je crois que je n’ai jamais été anxieuse. Et puis j’étais complètement apaisée par le fait qu’il y avait quelqu’un qui prenait les choses en main. Avec Michel, j’ai pu chanter sur des chansons rythmiques.”

Ce premier album, c’est une manière d’effacer définitivement la France Gall des sixties : on est passé à autre chose. Il s’en vendra 50 000. “On était contents. J’avais tout de suite trouvé un public d’album.” De cet album elle garde une tendresse particulière pour Je l’aimais, le dernier titre, “une sorte d’hymne à l’amour sur un rythme incroyable” où Michel lui fait répéter à l’infini qu’elle l’aime. 

Gérard Kawczynski Guitares et chœurs / Claude Engel Guitares / Christian Padovan Basse et chœurs / André Sitbon Drums / Dino Latorre, Georges Rodi Moog / Claude Germain Cordes / Michel Berger Piano / Marc Chantereau Percussions / Michel Costa Chœurs / Jean-Pierre Janiaud Prise de son (Studio GANG) / Production Michel Berger pour les Éditions Colline / Studio Condorcet à Toulouse pour Big fat mamma / Georges Blumenfeld pour la prise de son de La déclaration / Jean-François Lesénéchal et Philippe Chat Photographies.