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France Gall, jour J-3 (Presse)

L’article retranscrit

1987 France Gall Presse France Gall Jour J moins 3 OK Magazine 002

20 heures dans les coulisses de l’Agora d’Évry.

Ce soir, c’est la toute première fois que France et ses musiciens (mi- français, mi- américains) vont présenter devant un public ce spectacle dont on vous parle depuis des mois déjà.

Et pour tous, le trac est là ; pas de doute. Certains s’agitent beaucoup, on court dans les couloirs à la recherche d’une perruque, d’un technicien. D’autres fument nerveusement. France, enfermée dans sa loge, se fait maquiller et se concentre. Finalement, de tous, c’est elle qui a l’air le plus relax. En apparence. Car le défi est de taille. Surtout lorsqu’on a déjà prouvé par le passé que, sur scène, on est capable du meilleur. La barre est placée haut, il va falloir la franchir victorieusement.

Ce spectacle, elle y pense depuis des mois, et dans l’ombre avec Michel Berger et toute l’équipe, elle l’a fait évoluer point par point. Avant l’été déjà, elle est partie aux États-Unis auditionner musiciens et choristes puis, en août, tandis que vous bronziez sur les plages, elle s’est enfermée dans un sous-sol de Gentilly afin de commencer les répétitions. Quelles chansons choisir ? Pas facile dans un répertoire aussi prestigieux. Aussi, pour satisfaire tout le monde, a-t-elle inséré, au milieu du concert, un medley avec ces titres qu’on aime tant : « Si maman si », « La fille de Shannon » … qu’elle interprète seule au piano grand moment d’émotion.

Émotion aussi quand France chante « Ella elle l’a » face à une Ella Fitzgerald sur grand écran. Et puis énergie quand, dès le premier titre, « Urgent d’attendre », toute la salle danse debout au pied de la scène. France, si frêle, si menue, qui mène sa troupe et son public de main de maître, secouant ses longs cheveux blonds dans les faisceaux de lumière tantôt violets, tantôt bleus ou rouges. Si tout n’était pas encore en place à Évry, s’il manquait des projections de films, des effets spéciaux sortis tout droit de l’imagination de Michel Berger (dans l’ombre et pourtant si présent), si France n’était pas encore certaine de porter au Zénith son ensemble pantalon ocre et son T-shirt noir, il n’était pourtant pas difficile d’imaginer que, comme à son habitude, elle allait très bientôt récolter les bravos et les félicitations unanimes de tous ceux qui iront l’applaudir. Bien sûr, une fois les lumières rallumées, jusque tard dans la nuit, toute « l’équipe de France » a revu les détails, changé l’ordre de passage des chansons, perfectionné un mouvement de danse, s’est remise en question, mais tout cela n’avait qu’un seul objectif : faire mieux encore.

Et gageons que le 12 novembre, lorsque les projecteurs s’allumeront à nouveau, personne ne regrettera les nuits blanches passées à travailler. Elles seront alors, sans aucun doute, largement récompensées par votre enthousiasme à vous.

Magazine : OK ! Magazine
Par Véronick Dokan
Date : du 9 au 15 novembre 1987
Numéro : 617

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