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Un drôle de loup de mer France Gall (Presse)

L’article

Depuis sa plus tendre enfance, France Gall passe les mois d'été à Noirmoutier, dans la grande maison familiale.

C’est un rite immuable : depuis sa plus tendre enfance, France Gall passe les mois d’été à Noirmoutier, dans la grande maison familiale qui donne sur un ravissant port de pêche, doublé depuis peu d’un mini-port de plaisance.

C’est l’occasion pour France de retrouver à cette époque sa famille, ordinairement dispersée aux quatre coins du pays.

France, on le devine, adore Noirmoutier, d’abord à cause de cette ambiance familiale qui lui rappelle son enfance, ensuite, pour la mer et la pêche. Elle peut passer des heures à regarder les bateaux aller et venir dans le port, les marins décharger leur poisson et réparer leurs filets.

Le père de France, qui possède un voilier de dix mètres, n’est pas pêcheur, mais un fanatique de la voile. Il fait des régates avec ses amis et France y participe quelquefois, bien que la vie à bord d’un voilier soit assez fatigante pour qui n’est pas aguerri aux techniques de la voile. France, c’est, pour tous les gens du village de la Linière, Babou. Et malgré sa célébrité de vedette du disque et de la télévision, pour ses amis, elle restera Babou. A Noirmoutier, beaucoup de filles de son âge, que France a connues il y a plusieurs années, sont aujourd’hui mariées. Elles sont très étonnées de la vie que peut mener une artiste, à Paris, alors que leur vie à elle est réglée une fois pour toutes, sereine, au rythme des marées. France, ce mois-ci, a innové. Pour se faire une idée plus précise de la vie en mer, elle a demandé au commandant du port, M. Donart, de partir sur un bateau avec des marins. C’est ainsi qu’elle a passé une journée entière sur un chalutier, avec de jeunes marins… et son ami Leloup, notre photographe. Ils sont allés au large, à environ dix kilomètres de la côte, relever les casiers et en poser de nouveaux. La pêche aux casiers consiste à jeter dans la mer des nasse pourvues d’appâts et retenues à des sortes de bouées par des filins. Le chalutier revient chaque jour sur les lieux pour remonter les casiers, trier les captifs (crabes, homards, langoustes, etc.) et les mettre dans des cageots conservés dans un vivier du bateau. Ensuite, c’est le retour au port, tout en faisant de la pêche à la traîne, avec des filets, ce qui permet d’attraper quelques congres. La vie à bord d’un bateau est dure. En effet, les marins ne perdent pas un seul instant pour le triage des poissons, ce qui est la meilleure garantie de fraîcheur pour le consommateur des grandes villes. France, qui n’a pas trop le pied marin, a trouvé que ça bougeait beaucoup ! Mais quel plaisir, une fois de retour à terre, de déguster une langouste mayonnaise ! Les crustacés sont d’ailleurs la grande passion de Babou… avec les crêpes.

Détail sympathique

France se laisse aller à sa gourmandise sans trop se soucier de sa ligne … et le résultat est des plus heu¬reux. Il est vrai qu’elle se maintient en forme par la pratique intense du tennis, du ping-pong et du volley-ball. Notre très fraîche interprète de « La déclaration » est un bout de jeune femme dont on reparlera beaucoup dès la rentrée. France prépare en effet un 30 cm sous la direction de Michel Berger et elle nous a confié … qu’elle aimerait bien remonter sur scène. Depuis quatre ans, époque à laquelle elle faisait beaucoup de succès en Allemagne, France a déserté les planches. Mais c’est l’heure du renou¬veau et ce renouveau s’appelle peut-être – qui sait – comédie musicale. France a des cheveux d’or et une voix d’or. Devenons le public qu’elle mérite : un public en or …

Magazine : Salut les copains
Date : Septembre 1974
Numéro : 145

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