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France Gall au Zénith

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L’article

Un bout de femme qui éclate, qui explose, qui implose aussi, c’est F. Gall au Zénith … de sa gloire et de sa maturité tant scénique que musicale.

Cette année, la mise en scène remarquable – de Robert Fortune – a cependant de grosses ressemblances avec celle d’il y a deux ans, laquelle, à l’époque, faisait figure de grande nouveauté. Ligne voguant entre le rétro BCBG années 50, le rock décadent et l’avant-gardisme. Et surgit la star, blondeur et moue de rockeuse angélique façon Kim Wilde, coiffure échevelée style Bonnie Tyler, une boule d’énergie démente qui vous insuffle des tonnes de décibels.

Outre les excellentes rythmiques (merci M. Samieri) et les basses de Jannick Top qui frappent sec l’estomac, elle sait aussi s’entourer de bons claviers. De même qu’elle a su travailler sa voix trop claire et nasillarde d’antan pour arriver à un timbre plus ténu. Et soulignons les lumières géniales, le gigantesque paquebot qui fait s’évader en l’espace de 10 secondes, tout comme l’horizon pyramidale égyptien ou l’arc-en-ciel du fond de scène. Tout y est ingénument fabriqué pour partir swinguer sur des accords aériens synthétisés et revenir pulser le temps d’un solo de batterie dans un univers froid et chaud à la fois. En attendant une prochaine tournée du tonnerre de Brest, vous ne couperez pas à 33 ; déhanche-toi en Calypso et voyage hard sur Hong-Kong Star, car “la” Gall est contagieuse !

A.M.

D’accord, c’était beau. Bravo Robert Fortune. Mais c’était plutôt glacé et glaçant… Rechercher l’émotion à coup d’esbrouffe, c’est sombrer dans un sentimentalisme d’épicier gentil… Un spectacle propre pourtant. Respirant le travail et la volonté d’étonner. Bonjour le visuel. Et bonjour le malaise. En chanteuse des années 80, France Gall a rempli son contrat. Maîtresse d’école de son public, dansant, courant, elle occupait réellement l’immense scène du Zénith. Un spectacle qui respirait le chic affecté. Rares surprises (passage tango). Rarement juste. Sans âme. Une simple consommation. Semblable à ces clips qu’on avale, un hamburger dans la main.

C.M.

Magazine : Chanson
Date : Décembre 1984 / Janvier 1985
Numéro : 13

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