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Une pluie de roses pour un ange envolé

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C’est au cimetière de Montmartre, à une trentaine de mètres de la tombe de son père, Michel Berger, que Pauline a été inhumée, le jeudi 18 décembre, à 15 h 30.

France Gall, accompagnée de son fils Raphaël, est arrivée dans le corbillard.

Une centaine de personnes, surtout des amis de lycée de la jeune fille, venus en bus, ont suivi le convoi funéraire. Au milieu des nombreux anonymes, on pouvait apercevoir les visages de quelques célébrités : Carole Bouquet, Béatrice Schônberg, Richard Berry, Josiane Balasko, ou encore Patrick Bruel et Jacques Attali.

Dans un silence recueilli, la chanteuse a adressé quelques mots à sa fille trop tôt disparue, louant la beauté de son regard, qui ne laissait personne indifférent et évoquant la profondeur et l’éclat de ses yeux. « Tu avais les plus beaux yeux du monde, je sais que tu seras sensible au compliment», a-t-elle ajouté. Et bien sûr, elle n’a pas oublié de parler du dévouement des infirmières qui ont soigné Pauline et de l’amour que tous lui portaient, de son petit frère Raphaël, et de son père qui l’aimait plus que tout au monde. La voix calme et posée, la chanteuse, pudique, n’a pas évoqué les souffrances endurées par sa fille, mais a terminé son message par ces quelques mots, allusion sensible à la maladie qui l’a emportée: “Tu pourras enfin respirer.”

Un « alleluia » a ensuite retenti dans le cimetière et c’est au son de ce chant magnifique et émouvant que France a gravement laissé tomber une pluie de pétales de roses blanches et rouges sur le cercueil, et a serré dans ses bras ceux qui étaient venus la soutenir.

Luc BIECQ

Magazine : France Dimanche
Date : 27 décembre 1997 au 2 janvier 1998
Numéro : 2678

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