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France Gall au Zénith

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France Gall au « Zénith », c’est le nom de la salle où elle se produit aujourd’hui ; au zénith de sa carrière aussi, ou préférerait-elle que l’on dise au meilleur de sa forme ? Son tour de chant, qu’elle a préparé comme un marathon depuis six mois, est une merveille de précision et de richesse. 

A trente-sept ans, elle a toujours l’air d’une « Poupée de cire, poupée de son » ; sa voix a changé sans doute, mais elle garde ce timbre spécial qui est son signe particulier.

Il n’y a pas que ma voix qui ait changé, heureusement, dit-elle. Lorsque je chantais ces chansons, “Sacré Charlemagne” et “Bébé Requin”, par exemple, j’étais à peine sortie de l’adolescence. Propulsée dans un monde d’adultes, et quel monde ! celui du show-business, je me sentais très mal dans ma peau.

Pas heureuse, passage à vide puis une éclatante rencontre : Michel Berger. La musique les réunit autant que l’amour et, depuis, elle ne chante plus que du Michel Berger.

Ses textes et ses musiques me collent à la peau, ils sont à moi seule.

Une vie qui commence avec Michel et se bâtit dans le bonheur : ils se marient, ont deux enfants – Pauline, six ans, et Raphaël, deux ans. Vie discrète ; on les voit peu dans les magazines, ils n’ouvrent pas facilement – sinon jamais – la porte de leur vie privée.

Vedettes discrètes, travailleurs acharnés, France Gall et Michel Berger ont préparé ensemble le show de France. Pendant quatre mois, à un rythme doux. Puis, en juillet, répétitions dans un studio (les décors n’étant pas encore prêts), enfin, à partir du 20 août, sur la scène du « Zénith » avec musiciens et décors.

Cette petite femme, vive comme une flamme, apparemment fragile, semble tonique comme une sportive au départ d’une épreuve. Elle veut bouger, se passionner, ne jamais rester indifférente.

Si je devais faire ce métier sans passion, dit France, si jamais je devais commencer à m’ennuyer, alors j’arrêterais.

Elle a fait de la danse, pris des vitamines et n’a négligé aucun détail du spectacle : tenues, lumières, ordre de passage des chansons. Elle est aussi remuante que son mari (et complice) est calme.

Viendra-t-il souvent chanter avec elle au cours du spectacle ? L’accompagnera-t-il une fois ou tout le temps ? Ils sourient. « Pourquoi pas de temps en temps », disent-ils en riant, comme s’ils ne tenaient pas à tout révéler. Ces deux-là, sont comme leur chanson, déjà ancienne mais toujours vraie : “Tout pour la musique!”

Le magazine

France Gall au « Zénith », c'est le nom de la salle où elle se produit aujourd'hui ; au zénith de sa carrière aussi, ou préférerait-elle que l'on dise au meilleur de sa forme ? Son tour de chant, qu'elle a préparé comme un marathon depuis six mois, est une merveille de précision et de richesse.

Magazine : Nous-deux (Supplément Flash)
Couverture + 3 pages
Date : Juillet 1984
Numéro : 1941

Les photos de 1984

C’est paru en 1984

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